UDF - Union pour la Démocratie Française

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04/04/2007

Le contre-pouvoir dans un gouvernement d'union

J’ai vu aborder la question du contre-pouvoir soi-disant absent dans un système d’union nationale, ce qui serait extrêmement dangereux car il s’agirait de faire une sorte de chèque en bois à une majorité sans opposition, c'est-à-dire libre de ses actes, sans aucun contrôle extérieur. J'y ai réfléchi longuement car l'argument semble valable, et je ne peux en déduire qu'une chose : cette idée implique une mauvaise compréhension de la démarche de François Bayrou. En effet, rassembler n'est pas uniformiser ! Il ne s'agit pas du parti unique, comme l'a souhaité Jacques Chirac, mais bel et bien d'un travail collaboratif, comme on le rencontre souvent dans le monde de l'entreprise, une union des forces vives et des bonnes volontés de notre pays pour construire une France ouverte, solidaire et efficace, une France qui avance, une France qui cesserait enfin de se comporter comme Pénélope (référence : elle défaisait la nuit ce qu'elle tissait le jour, voir le mythe d'Ulysse). La démarche de François Bayrou, c'est de recourir à des personnalités de gauche pour mener à bien certains projets, et de recourir à des personnalités de droite pour en réaliser d'autres, des projets dont certains prennent pour priorité le bien être individuel des citoyens ou encore leur sécurité, et dont d'autres prennent pour priorité la croissance économique de la nation ou encore la valorisation de ses ressources. En ce sens, l'opposition existe toujours, les courants politiques continuent d'exister, à la différence près que chacun d'entre eux à l'occasion d'oeuvrer pour le pays sans nécessairement devoir attendre les prochaines élections. Les membres du gouvernement gardent leur liberté de penser, leur liberté de choisir, de voter, etc. J'en veux pour preuve les votes des élus UDF : il arrive qu'une partie des députés approuvent des lois alors que d'autres les rejettent, les élus ne sont pas des petits soldats bien dressés, le débat est toujours ouvert, ils ont développés l'art du consensus et lorsqu'il faut trancher c'est la majorité qui l'emporte. Chacun a sa chance de convaincre les autres, mais la décision demeure démocratique. Le contre-pouvoir ne cesse donc jamais d'exister.

Je me permets d'ajouter à cela que le véritable contre-pouvoir, à mon sens, c'est celui exercé par la population, et qu'à ce jour la démocratie française ne permet pas au peuple français d'assurer efficacement ce rôle, ce qui est fort dommage. Hors, l'UDF est un parti politique résolument démocratique, car c'est là la garanti d'un gouvernement sain.

Samenta

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